AccueilExpressions par MontaigneAccord commercial UE-Inde : et après ? Du libre-échange à la défense et au numériqueLa plateforme de débats et d’actualités de l’Institut Montaigne Asie11/02/2026ImprimerPARTAGERAccord commercial UE-Inde : et après ? Du libre-échange à la défense et au numériqueAuteur Amaia Sánchez-Cacicedo Experte Associée - Asie, Inde 2 milliards de personnes, 25 % du PIB mondial : le 27 janvier dernier, l'Inde et l'Union européenne ont signé un accord commercial après des décennies de négociations. L'accord entre ces économies complémentaires est d’autant plus bienvenu qu'au-delà de la politique commerciale, il est un jalon pour des partenariats approfondis dans les secteurs de la défense et du numérique. Quels sont les points de crispation qui demeurent ? Comment approfondir la relation à la hauteur des nouveaux enjeux géopolitiques ?La dernière semaine de janvier 2026 a été décisive pour les relations entre l’UE et l’Inde, avec la conclusion d’un accord de libre-échange (ALE) négocié de façon intermittente pendant des décennies, avec une inflexion déterminante en 2022. Cet accord, s’il n’est pas le moindre des succès du 16e Sommet UE-Inde longtemps reporté, n’en est pas le seul : la rencontre a aussi abouti à un accord très attendu sur la sécurité et la défense, ainsi qu'à la conclusion du Cadre global de coopération Inde-UE sur la mobilité. Des accords supplémentaires en matière d’innovation et le lancement d'un partenariat entre start-ups européennes et indiennes ont également été trouvés. Le véritable défi, perçu par les deux parties, est désormais de faire en sorte que l'ensemble du partenariat UE-Inde se concrétise à grande échelle et dans les plus brefs délais, ainsi que l'a noté l’ambassadeur de l'UE en Inde, Hervé Delphin. Il est également indispensable de continuer à développer la profondeur et l'étendue stratégiques du partenariat.C’est d’autant plus important que le commerce joue le rôle d’un "stabilisateur géopolitique essentiel", pour reprendre les propos conclusifs d’Antonio Costa, président du Conseil européen et détenteur d'une carte de citoyen d'outre-mer de l'Inde (OCI).En effet, au-delà du symbole politique, l'UE et l'Inde partagent le désir d'accroître leurs capacités industrielles et de renforcer leur alignement stratégique, y compris sur le plan de la sécurité économique. La politique étrangère de l’Inde est au service d’une ambition de figurer parmi les économies à revenus élevés d'ici 2047, ce qui explique que sa diplomatie économique soit de plus en plus tournée vers l'Occident : New Delhi considère que sa prospérité économique et sa modernisation technologique sont liées aux marchés et aux capitaux occidentaux, comme l'a noté Raja Mohan, analyste indien de politique étrangère.L'imprévisibilité de sa relation avec les États-Unis et le manque de confiance persistant rendent impératif, pour l’Inde, d’assurer ses arrières. Il en va de même d’une UE convertie au pragmatisme dans la douleur et qui a conscience qu’il lui faut diversifier ses partenariats stratégiques avec les puissances émergentes - comme avec le Vietnam. L’accord de libre-échange vise aussi à réduire la dépendance à la Chine en construisant une "architecture de puissances intermédiaires" mutuellement avantageuse et qui fasse contrepoids aux rivalités entre grandes puissances.Un contexte favorable pour l'ALE UE-IndeComment comprendre qu’après des années de lanternement, l’accord ait été un tel succès ? La visite d'Ursula von der Leyen et de l’ensemble des commissaires européens en Inde, en février 2025, a été un élément déclencheur auquel les cercles dirigeants politiques et économiques de New Delhi ont été particulièrement sensibles : Bruxelles a montré qu’elle était vraiment prête à devenir un partenaire stratégique de l'Inde. À Bruxelles, à l’heure où la sécurisation et l’approche transactionnelle priment sur le respect des normes et l’ordre libéral, il était plus que jamais impératif de diversifier et de consolider de nouveaux partenariats dans un paysage économique et commercial de plus en plus coercitif. Les inconnues de la relation transatlantique ont aussi incité l’UE à sortir de sa zone de confort.New Delhi s’est montrée habile à utiliser les doctrines de non-alignement et de pluri-alignement après le choc qu’a constitué en août 2025 le revirement brutal de l'administration Trump et l'imposition des 50 % de droits de douane. Peu après l’officialisation de l’accord de libre-échange entre l’Inde et l’Union européenne, les États-Unis et l'Inde ont aussi annoncé ouvrir les discussions pour un accord provisoire, censé faire passer les tarifs douaniers américains sur les exportations indiennes de 50 % à 18 %. L’Inde s’engage à acheter 500 milliards de dollars (425 milliards d'euros) de biens et services américains au cours des cinq prochaines années, et promet de mettre fin à ses importations de pétrole russe - qui transitaient notamment via les achats de l’Indian Oil, de Bharat Petroleum et de Reliance Industries - pour privilégier les importations de pétrole vénézuélien. Ce n’est pas le lieu pour revenir sur les subtilités de cet accord, mais il nous intéresse ici en ce qu’il montre que l'Inde voit les accords commerciaux comme des outils de réduction des risques. Preuve en est son hyperactivité dans les négociations commerciales au cours des deux dernières années. Rien qu'en 2025, l'Inde a conclu de nouveaux accords commerciaux avec le Royaume-Uni, Oman et la Nouvelle-Zélande, tout en négociant la signature de 12 autres nouveaux accords, y compris l'ALE Inde-UE. L'Australie, le Canada, le Chili, le Pérou, le Sri Lanka, le Mercosur et l'Union économique eurasiatique (UEE) sont les prochains sur la liste du plan commercial de New Delhi. L'UE, pour sa part, est reconnue comme un négociateur adroit capable d’influencer les négociations commerciales. Elle représentait en 2024 15,8 % du commerce mondial et a affirmé de nouveau son leadership comme premier négociant mondial de services et deuxième négociant mondial de biens après la Chine.L'accord commercial UE-Inde a été surnommé "the mother of all deals", expression reprise même par les officiers des douanes indiens à l’arrivée de citoyens européens. En effet, son champ d'application est vaste et il englobe 2 milliards de personnes. L’UE était le premier partenaire commercial de l'Inde en matière de biens en 2024, l'Inde n’arrivait que 9e dans la liste des partenaires commerciaux de l'UE, loin derrière les États-Unis, la Chine ou le Royaume-Uni. De plus, l'UE disposait d’un quota d'exportations de 2 % sur les biens vers l'Inde, tandis que la Chine dispose, elle, de 10 %, comme l'a souligné le spécialiste Nikolas Köhler-Suzuki. Les Pays-Bas, la Belgique, l'Italie, la France et l'Espagne figurent parmi les dix principaux pays exportateurs vers l'Inde en 2023-2024 au sein de l'UE, tandis que l'Allemagne et l'Irlande figurent en tête des 10 premiers importateurs parmi les 27. Pourtant, la Suisse est le seul pays européen à figurer dans la liste des fournisseurs de biens de l’Inde, derrière la Chine, la Russie et les Émirats arabes unis (premier trimestre 2024 et 2025).Donnant-donnant ? Un accord avantageuxC’est un esprit de compromis qui a prévalu, a-t-on noté de part et d’autre. Les sujets qui fâchent ont été laissés de côté : marchés publics, gouvernance des données et flux de données transfrontaliers. Les secteurs agricoles sensibles - le blé et la volaille pour l'Inde, le bœuf et le sucre pour l'UE, et le riz pour les deux - ainsi que les produits laitiers ont été exclus de l'accord. La complémentarité des économies a été un autre grand facilitateur pour la finalisation d'un ALE : l'Inde produit à forte intensité de main-d'œuvre tandis que l'UE mise sur des produits de haute technologie et à forte intensité de capital ; elles se situent à différentes étapes de la chaîne de valeur - comme c'est le cas pour la plupart des économies développées avec lesquelles l'Inde a récemment finalisé un ALE.L'Inde produit à forte intensité de main-d'œuvre tandis que l'UE mise sur des produits de haute technologie et à forte intensité de capital ; elles se situent à différentes étapes de la chaîne de valeur.L’UE a obtenu des avantages commerciaux substantiels : doublement de ses exportations vers l'Inde, élimination ou réduction de 96,6 % des tarifs douaniers d'ici 2032. Une partie de ces avantages bénéficie aux industries automobiles et agroalimentaires européennes. C'est inédit : auparavant, la réduction des tarifs douaniers du secteur automobile n'avait été concédée que partiellement aux Britanniques, tandis qu’elle avait été refusée à la Corée du Sud ou au Japon, comme l'a noté un spécialiste indien des questions commerciales, Ajay Srivastava, L'accès au marché indien du vin, des spiritueux et de l'huile d'olive constitue aussi un gain substantiel pour les agriculteurs européens.Pour l'Inde, l'ALE offre un accès préférentiel aux marchés de l'UE sur 97 % des lignes tarifaires. L'objectif principal est l'élimination immédiate des droits de douane pour les secteurs clés à forte intensité de main-d'œuvre, cruciaux pour l'économie indienne : textiles, cuir et chaussure, thé, café, épices, articles de sport, jouets, pierres précieuses et bijoux, ainsi que certains produits de la mer (crevettes, poissons). Jusqu’à maintenant, l'Inde appliquait des droits de douane de 8 à 20 % sur les textiles, les vêtements, les chaussures et l'artisanat en provenance de l'UE, alors que le Bangladesh ou le Vietnam pouvaient commercer sans barrière douanière. C’est l’Inde qui ressort aussi gagnante. À l'instar de la Chine, New Delhi souhaite monter en puissance dans le secteur manufacturier, hissant la contribution du secteur à 25 % de son PIB (16 % aujourd’hui), alors que son secteur des services est traditionnellement le moteur de son économie (50 % du PIB). Ainsi, les politiques commerciales respectives de l'Inde et de l'UE contribuent plus largement à leurs objectifs industriels, à leur sécurité économique et à leurs politiques numériques et technologiques. Il faudra un peu de temps avant que l'ALE UE-Inde soit concrétisé : il devrait être juridiquement consolidé d’ici la fin de l'année (et ce délai est déjà raccourci par rapport à la durée habituelle, entre un et deux ans.) Il faudra ensuite attendre environ dix ans pour que l’accord soit pleinement mis en œuvre, selon les experts des deux parties. Côté européen, le texte devra être adopté par le Conseil européen et ratifié par le Parlement européen (il faut espérer qu'il connaîtra un sort différent de l'accord UE-Mercosur récemment reporté) avant d’être soumis à la Cour de justice de l'UE pour vérifier sa conformité avec les traités. La forte résistance intérieure à laquelle s’est heurté l'accord UE-Mercosur de la part des agriculteurs européens ne devrait pas survenir dans le cas de l'ALE UE-Inde. L'Inde devra également faire ratifier l'accord auprès de son Parlement. Malgré ces délais, le texte sera rendu public avant son entrée en vigueur pour que l’incertitude ne soit pas préjudiciable aux échanges.Compromis et concessions : les principaux obstacles surmontés, jusqu’à nouvel ordre ?Au rang de ses principales victoires, citons l'obtention par l’UE d'un quota substantiel de réduction tarifaire dans le secteur automobile, ainsi que l'inclusion des exigences du Mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF) malgré la réticence de New Delhi, plutôt désireuses de faciliter ses exportations d'acier, d'aluminium et de ciment ; pourtant, l'UE a promis à l'Inde 500 millions d'euros pour l'aider à se décarboner. Bien que l'Inde ait finalement cédé, le gouvernement répand l’idée d'une "occasion manquée" et regrette publiquement que le MACF fasse partie de l’ALE entre l'UE et l'Inde. Le discours officiel défend l’idée qu’à cause du mécanisme carbone, l’Inde risque de privilégier d'autres partenaires et que cela isole l’UE. C’est pourtant occulter le fait que le MACF fait partie intégrante de tous les accords commerciaux européens, sous différentes modalités. Un autre sujet de crispation a été l’EUDR, le règlement de l'UE sur la déforestation importée (source de tensions lors de la conclusion d'accords commerciaux avec d'autres économies émergentes, comme l'Indonésie).Au rang de ses principales victoires, citons l'obtention par l’UE d'un quota substantiel de réduction tarifaire dans le secteur automobile, ainsi que l'inclusion des exigences du Mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF) malgré la réticence de New Delhi.L’UE a fait quelques concessions, notamment avec l’Accord de protection des investissements (API) et un accord de garantie sur les indications géographiques (IG) intégrés à l’accord. Un chapitre spécifique est consacré aux droits de propriété intellectuelle, dont les détails ne sont pas clairs : quelles sont les exigences de Bruxelles et qu’est-ce que New Delhi sera finalement prêt à concéder à cet égard ? Cela restera à déterminer, au moment de la publication du texte juridique. Et ensuite ? Avancer dans un contexte géopolitique complexeDeux nouvelles sont particulièrement bienvenues concernant le commerce numérique et les petites et moyennes entreprises (PME) qui visent à ajuster les normes permettant de "faciliter les affaires", ce qui devrait attirer davantage d'investissements directs étrangers (IDE) et encourager les relations entre les entreprises. L'UE reste l'un des principaux investisseurs en Inde, ce qui est d’autant plus appréciable que les IDE y sont en déclin depuis 2022. Mais le regain d’attractivité des investissements dans le pays est aussi lié à l’assouplissement d’autres barrières non tarifaires qui figurent dans la réglementation indienne (contrôle qualité ou régimes fiscaux) et qui diffèrent selon les États indiens. Les entreprises indiennes font aussi état de leur difficulté à se conformer au paysage réglementaire compliqué de l'UE. En parallèle, a été créé un dialogue distinct sur les approches divergentes en matière de protection des données et de flux de données transfrontaliers.Outre le partenariat de sécurité et de défense, des pourparlers visant à finaliser un Accord de sécurité de l'information (ASI) ont été lancés. Cela représente une condition préalable essentielle à une coopération plus approfondie en matière de technologies critiques et de défense. L'UE et l'Inde sont toutes deux conscientes que l'influence géopolitique dépend de la puissance technologique. La participation des constructeurs indiens du secteur de la défense aux chaînes d'approvisionnement européennes, y compris dans le cadre de l'initiative ReArm de l'UE, est considérée comme une opportunité majeure pour le complexe militaro-industriel indien. Un Forum de l'industrie de défense Inde-UE devrait voir le jour, conçu comme une plateforme permettant aux entreprises des deux parties d'explorer le développement conjoint, l'innovation et la résilience de leurs chaînes d'approvisionnement, avec l’aide des gouvernements. Cette coopération en matière de défense peut être mise en parallèle avec l’India-United States Defense Acceleration Ecosystem (INDUS-X), conclu entre les États-Unis et l'Inde. Le numérique et la défense, des enjeux cruciauxLes décideurs indiens sont conscients que la profondeur et l'étendue du partenariat avec l’UE ne peuvent pas reposer uniquement sur les avancées commerciales : il sera nécessaire de réaliser des progrès supplémentaires dans les domaines de la technologie et de la défense pour que le partenariat fonctionne. On parle de plus en plus de l'adhésion de l'Inde à Horizon Europe, actuellement en phase exploratoire, ce qui permettrait non seulement une collaboration accrue en recherche et développement - y compris en matière de mobilité des talents qualifiés - mais aussi un accès conjoint aux plateformes de fabrication et d'innovation.New Delhi et Bruxelles doivent toutes deux améliorer leurs taux d'innovation et de compétitivité.New Delhi et Bruxelles doivent toutes deux améliorer leurs taux d'innovation et de compétitivité : l'Inde est classée 38e dans l'Indice mondial de l'innovation 2025, loin derrière d'autres économies asiatiques. Le Rapport Draghi de 2024 a souligné la nécessité d'accroître la compétitivité et l'évolutivité de l'industrie de l'UE : le Fonds européen de compétitivité, ainsi qu'un Fonds européen de montée en puissance (Scaleup Europe Fund) pour financer et promouvoir les investissements florissants dans les domaines technologiques stratégiques à travers l'Europe sont les premières étapes clés. L'Inde a longtemps intégré les start-ups et les entreprises à but non lucratif dans ses programmes de développement numérique et technologique, soutenus par un financement public à grande échelle. Cette approche n'est pas si différente de ce que l'UE cherche à faire. Pourquoi ne pas créer des synergies supplémentaires ? À cette fin, il est impératif pour l'UE et l'Inde de relancer un Conseil du commerce et des technologies (CCT) presque défunt et de revitaliser leur relation sur les lignes numériques et technologiques, y compris dans les technologies critiques et vertes. Les avancées prévues dans le domaine de la défense doivent être assorties de résultats tangibles dans les technologies critiques - telles que les semi-conducteurs - ainsi que dans la construction d'un écosystème solide où les investisseurs, l'industrie, les chercheurs et les responsables politiques des deux parties peuvent interagir régulièrement.Il est impératif pour l'UE et l'Inde de relancer un Conseil du commerce et des technologies (CCT) presque défunt et de revitaliser leur relation sur les lignes numériques et technologiques.L'exemple des États-Unis et de l'Inde est révélateur : les réunions de l'India-US Defense Acceleration Ecosystem (INDUS-X) se sont poursuivies même au plus fort des récentes tensions commerciales entre les deux pays. L'INDUS-X a donné naissance à l'INDUS Innovation, qui promeut les partenariats industriels et universitaires entre les États-Unis et l'Inde en encourageant les investissements dans les secteurs de l'espace, l'énergie et d'autres technologies émergentes.Ces secteurs sont exactement ceux dans lesquels le partenariat UE-Inde veut exploiter un potentiel pour l’instant en friche. Parallèlement à la création de tels écosystèmes, l'UE et l'Inde devront établir des canaux de communication fluides et dignes de confiance pour discuter des questions sensibles concernant le transfert de technologie et le contrôle des exportations : l'UE est tout aussi préoccupée à l’idée que sa technologie se retrouve entre les mains des Russes que l'Inde l'est vis-à-vis de la Chine, et, par l'intermédiaire de tiers, du Pakistan.L'UE est revenue de son rêve de s’affirmer en tant que puissance normative et est prête à défendre ses propres intérêts de manière plus affirmée, avec des partenaires fiables.Enfin, il est grand temps que l'UE et l'Inde prennent l'initiative et dirigent de nouveaux partenariats minilatéraux sur des domaines clés tels que les matières premières critiques ou la résilience de la chaîne d'approvisionnement sur les produits de base, l'énergie et les pièces critiques. La plupart des groupements existants auxquels l'UE et/ou l'Inde appartiennent sont de facto dirigés par les États-Unis : le Corridor économique Inde-Moyen-Orient-Europe (IMEC), le Dialogue quadrilatéral pour la sécurité (QUAD) ou Pax Silica - l'Inde a récemment été invitée à le rejoindre tandis que l'UE est un participant non signataire - en sont des exemples. L'UE est revenue de son rêve de s’affirmer en tant que puissance normative et est prête à défendre ses propres intérêts de manière plus affirmée, avec des partenaires fiables. Il est donc temps que le partenariat UE-Inde passe à des sphères stratégiques inexplorées.Copyright Sajjad HUSSAIN / AFP Narendra Modi, Ursula von der Leyen et Antonio Costa à New Delhi le 27 janvier 2026.ImprimerPARTAGERcontenus associés à la uneFévrier 2025[Scénarios] Inde : nouveaux défis Alors que la croissance économique indienne a atteint 8,4 % au dernier trimestre 2023, la relation économique Europe-Inde peine à tenir les promesses qu’elle suscite. 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