
"La mobilité douce fait aussi partie de leurs priorités. Cent cinquante nouveaux kilomètres de pistes cyclables verraient ainsi le jour, grâce à un doublement du budget annuel consacré à ce poste."
Source : Ouest-France
Au niveau national, la tendance est au développement des mobilités "douces", c’est-à-dire la marche et le vélo, pour lutter contre le réchauffement climatique, réduire la pollution et apaiser l’espace public en centre-ville. À Nantes, la métropole compte 822 kilomètres d’aménagements cyclables. La part du vélo dans les déplacements quotidiens est passée de 5 % en 2015 à plus de 10 % en 2025.
Johanna Rolland propose d’accroître la taille du réseau cyclable de 150 km sur la métropole, ceci en doublant le budget annuel consacré à ce poste.
Sur le mandat 2020-2026, la métropole de Nantes a investi 115 M€ pour les vélos. Un doublement du budget représenterait donc un budget de 230 M€. La métropole estime le coût d’aménagement à 2 M€/km en moyenne pour les axes magistraux et 1 M€/km en moyenne pour les axes structurants.
Sur la base des estimations disponibles en ligne, le coût maximal serait de 150 M€, ce qui pourrait constituer une fourchette basse. En considérant que 50 % des axes seront des "axes magistraux" et 50 % seront des "axes structurants", cela aboutit à un coût total moyen de 225 M€. Une fourchette haute, composée de 100 % d’axes structurants, aboutirait à un coût de 300 M€ - scénario dans lequel le budget prévu par la candidate serait insuffisant.
À titre de comparaison, en se fondant sur le budget prévu par la candidate, cela représente un coût de 381€/habitant de la métropole sur la durée de la mandature. C’est aussi un budget proche du coût du plan de la ville de Nantes pour construire 9 nouvelles écoles et en rénover et étendre 23 autres. Cela représente également trois fois et demi le budget actuel consacré par la ville de Nantes à la nature en ville.
Coût
estimé
Candidat
230 M€
Institut Montaigne
225 M€
Temporalité
Sur la durée du mandat
Hypothèse basse
150 M€
Hypothèse haute
300 M€
Au niveau national, la tendance est au développement des mobilités "douces", c’est-à-dire la marche et le vélo, pour lutter contre le réchauffement climatique, réduire la pollution et apaiser l’espace public en centre-ville. Ceci s’est traduit notamment par le lancement d’un plan vélo et marche entre 2023-2027 pour faire notamment des mobilités douces une alternative à la voiture individuelle. Celui-ci a toutefois vu ses crédits fortement réduits en 2026.
À Nantes, la métropole compte 822 kilomètres d’aménagements cyclables, avec en particulier 9 grandes voies pour les vélos qui permettent de desservir le centre-ville. La métropole s’est dotée depuis 2021 d’un schéma directeur des itinéraires cyclables. La part du vélo dans les déplacements quotidiens est passée de 5 % en 2015 à plus de 10 % en 2025.
Johanna Rolland propose d’accroître la taille du réseau cyclable de 150 km sur la métropole, ceci en doublant le budget annuel consacré à ce poste.
En matière de mobilités douces, F. Chombart de Lauwe propose de maintenir le dispositif de vélos en libre-service, de le développer vers de nouveaux quartiers et de l’intégrer dans l’offre de transport. JC. Hulot ne souhaite quant à lui pas donner la priorité au développement du vélo.
Une telle décision nécessite une décision de la métropole de Nantes, compétente en matière de mobilités et d’aménagements urbains.
Sur le mandat 2020-2026, la métropole de Nantes a investi 115 M€ pour les vélos. Un doublement du budget représenterait donc un budget de 230 M€.
La métropole estime le coût d’aménagement à 2 M€/km en moyenne pour les axes magistraux et 1 M€/km en moyenne pour les axes structurants. La candidate ne précise pas la répartition de ces 150km de pistes supplémentaires entre axes magistraux, structurants et secondaires.
Le ministère de la transition écologique estime quant à lui le coût moyen à 400€ mètre linéaire, soit 400 000€ par kilomètre. Le Réseau Vélo Marche chiffre cela entre 590€ HT et 620€ HT le mètre linéaire selon si la piste est uni ou bi-directionnelle, soit entre 708 000€/km et 720 000€/km, et fournit quelques exemples où le coût maximal est de un million d’euros par kilomètre pour Toulouse.
Sur la base des estimations disponibles en ligne, le coût maximal serait de 150 M€, ce qui pourrait constituer une fourchette basse. En considérant que 50 % des axes seront des "axes magistraux" et 50 % seront des "axes structurants", cela aboutit à un coût total moyen de 225 M€. Une fourchette haute, composée de 100 % d’axes structurants, aboutirait à un coût de 300 M€ - scénario dans lequel le budget prévu par la candidate serait insuffisant.
À titre de comparaison, en se fondant sur le budget prévu par la candidate, cohérent avec les coûts disponibles publiquement, cela représente un coût de 381€/habitant de la métropole sur la durée de la mandature. C’est aussi un budget proche du coût du plan de la ville de Nantes pour construire 9 nouvelles écoles et en rénover et étendre 23 autres (260 M€ entre 2017 et 2025). Cela représente également trois fois et demi le budget actuel consacré par la ville de Nantes à la nature en ville (11 M€ en 2026 pour réaménager des parcs et squares, création de jardins familiaux, création d’îlots de fraîcheur).
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