
"Reconstruire l’école marseillaise avec le plan Condorcet :
Source : Compte Facebook de la candidate
Dans le cadre de l’opération Marseille en Grand, le président de la République a annoncé en 2021 un vaste effort de rénovation des écoles marseillaises pour rénover entièrement ou construire 188 écoles - ceci au travers de la société publique des écoles de Marseille (SPEM). En termes de calendrier, 58 projets ont été lancés et 20 ont été réalisés à fin décembre 2025. Un rapport d’octobre 2024 de la Cour des comptes estimait toutefois que l’organisation du projet était insuffisante au regard des enjeux du projet. La rénovation des autres écoles revient à la ville seule.
Dans ce contexte, Martine Vassal propose d’accroître l’ambition et de construire ou rénover soixante écoles par an sur la durée du mandat
Le plan proposé par Martine Vassal est particulièrement ambitieux puisqu’il aboutirait à rénover ou construire l’équivalent de 75 % des écoles actuelles de la ville. Surtout, rénover ou construire 60 écoles par an reviendrait à livrer chaque année trois fois plus d’écoles qu’en trois ans avec le plan actuel, et cela, dès la première année de mandat, alors même qu’un tel plan nécessite sans doute une phase de planification et de montée en puissance. Par conséquent, un tel projet nécessite de refondre l’organisation et d’accroître les équipes chargées d’assurer les études et le suivi.
À date, le coût de l’accord cadre est toutefois de 1,8 Md€, ce qui aboutit à un coût de livraison d’une école à 9,6 M€ environ.
Dans un scénario ambitieux, et donc une fourchette haute, il est considéré que l'objectif de Martine Vassal est de rénover ou construire 60 écoles en profondeur chaque année de mandat. En retranchant les dépenses d’investissement actuelles et la subvention de l’État, le coût supplémentaire serait de 457 M€/an et de 2,75 Md€ sur la mandature.
Dans un scénario plus réaliste, il est considéré que ces soixante écoles rénovées correspondent en réalité au maintien du rythme actuel de la SPEM, et à une accélération des investissements de la mairie sur les rénovations "légères" que la ville supporterait seule. Sur la base de 50 écoles rénovées de la sorte chaque année, le coût annuel serait de 85 M€, soit un coût supplémentaire de 45 M€ par an par rapport aux dépenses actuelles et 270 M€ sur la mandature.
Un scénario intermédiaire verrait un doublement du rythme des restructurations et créations d’écoles via la SPEM, les 40 écoles restantes étant des rénovations plus légères. Cela aboutit à un coût supplémentaire de 134 M€/an par rapport aux dépenses actuelles et de 804 M€ sur la mandature.
Le scénario intermédiaire représente une dépense de 153€/habitant par an. Cela reviendrait à plus que doubler les efforts actuels en matière d’investissement dans les écoles marseillaises (110 M€/an d’après le Sénat). C’est aussi près de 3 fois les investissements totaux actuels de la ville dans la sécurité. C’est aussi l’équivalent de la construction de 13 piscines comme celle de Bougainville.
Coût
estimé
Institut Montaigne
804 M€
Temporalité
Sur la durée du mandat
Hypothèse basse
270 M€
Hypothèse haute
2,75 Mds€
Dans le cadre de l’opération Marseille en Grand, le président de la République a annoncé en 2021 un vaste effort de rénovation des écoles marseillaises, avec un budget de 1 Md€ dont 400 M€ de subventions de l’État, pour rénover entièrement ou construire 188 écoles - ceci au travers de la société publiques des écoles de Marseille (SPEM) détenues à part égales par la ville et l’État. En termes de calendrier, la SPEM a été créée en février 2022, 58 projets ont été lancés et 20 ont été réalisés à fin décembre 2025. Un rapport d’octobre 2024 de la Cour des comptes estimait toutefois que l’organisation du projet était insuffisante au regard des enjeux et de la complexité du projet. La rénovation des 305 autres écoles revient à la ville de Marseille seule, avec des investissements prévisionnels d’environ 40 M€ pendant 10 ans.
Dans ce contexte, Martine Vassal propose d’accroître l’ambition et de construire ou rénover soixante écoles par an sur la durée du mandat.
En matière d’éducation, Benoît Payan propose de poursuivre la plan « Écoles du siècle » de Marseille en grand mais d’accorder une place plus importante aux enjeux climatiques, de mettre en place une brigade d’intervention rapide pour les petites réparations ou encore de rendre la cantine gratuite pour 15 000 enfants. Franck Allisio promet d’améliorer la qualité de l’air dans les écoles et demande une loi spéciale pour accélérer les rénovations. Sébastien Delogu souhaite lancer un nouveau plan école avec des écoles plus petites, sobres et adaptées aux usages, réintégrer la SPEM au sein des services municipaux, réduire le bruit autour des écoles, et lancer un plan Ombre et Fraîcheur
Le plan proposé par Martine Vassal est particulièrement ambitieux puisqu’il aboutirait à rénover ou construire l’équivalent de 75 % des écoles actuelles de la ville (470 écoles). Surtout, rénover ou construire 60 écoles par an reviendrait à livrer chaque année trois fois plus d’écoles qu’en trois ans avec le plan actuel, et cela, dès la première année de mandat, alors même qu’un tel plan nécessite sans doute une phase de planification et de montée en puissance.
Par conséquent, un tel projet nécessite non seulement d’accroître les moyens financiers, mais surtout de refondre en profondeur l’organisation (susceptible de perturber les livraisons d’école à court et moyen terme) et d’accroître significativement les équipes chargées d’assurer la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre du projet.
À date, le montant des travaux de rénovation des 188 écoles est estimé à 850 M€. Le coût de l’accord cadre est toutefois de 1,8 Md€ pour inclure le coût des travaux et des études, la rémunération de la SPEM, l’indexation, les frais financiers et les dépenses d’entretien. Le Sénat estime même le montant total de l’opération à 2,4 Md€ en raison des dépenses de maintenance, de nettoyage et de fluides. Au total, le Sénat estime que les dépenses d’investissement de la ville de Marseille pour la rénovation des écoles pourraient atteindre 103 à 113 M€ par an soit 30 % de l’investissement annuel moyen de la ville.
En se fondant sur ces estimations, le coût de livraison d’une école peut être estimé entre 9,6 M€, en se fondant sur le coût de l’accord cadre, et 12,8 M€ en incluant tous les frais comme le fait le Sénat.
Dans un scénario (très) ambitieux, et donc une fourchette haute, il est considéré l’objectif de Martine Vassal est de rénover ou construire 60 écoles en profondeur chaque année de mandat, sur le modèle de celles financées par la SPEM. Cela nécessite un renforcement important des équipes pour les études et le suivi des travaux, que l’on peut estimer à 10 % du coût total des travaux. En ne retenant que le coût de livraison d’une école selon l’accord-cadre, cela revient à un investissement annuel de 634 M€ et de 3,8 Md€ sur la mandature. Il faut retrancher environ 400 M€ de subvention directe de l’État, soit un coût pour la mairie de 567 M€/an. En retranchant les dépenses d’investissement actuelles de 110 M€/an (il n’y aurait plus de « petites » rénovations), le coût supplémentaire serait de 457 M€/an et de 2,75 Md€ sur la mandature.
Dans un scénario plus réaliste, il est considéré que ces soixante écoles rénovées correspondent en réalité au maintien du rythme actuel de la SPEM, soit une dizaine d’écoles livrées par an, et à une accélération des investissements de la mairie sur les rénovations « légères » que la ville supporterait seule. En se fondant sur les objectifs de Marseille en Grand, 305 écoles rénovées pour 40 M€/an sur 10 ans aboutissent à un coût de 1,3 M€ par école. En considérant que les efforts de rénovation sont plus ambitieux, le coût pourrait être accru de 30 % - soit 1,7 M€, un montant se situant alors dans la moyenne. Sur la base de 50 écoles rénovées de la sorte chaque année, le coût annuel serait de 85 M€, soit un coût supplémentaire de 45 M€ par an par rapport aux dépenses actuelles et 270 M€ sur la mandature.
Un scénario intermédiaire verrait un doublement du rythme des restructurations et créations d’écoles via la SPEM, soit 10 écoles de plus par an, conjuguée à un renforcement des équipes d’études et de suivi (+10 %) soit 106 M€/an de dépenses additionnelles. Les 40 écoles restantes seraient des rénovations plus légères. En retenant les montants unitaires mentionnés supra, cela aboutit à une dépense de 68 M€/an, soit 28 M€/an de plus par rapport aux dépenses actuelles. Le coût supplémentaire serait ainsi de 134 M€/an par rapport aux dépenses actuelles et de 804 M€ sur la mandature.
Le scénario intermédiaire représente une dépense de 153€/habitant par an (877 000 habitants). Avec un budget de la ville de 2 Md€, une telle mesure représenterait près de 7 % de dépenses supplémentaires. Cela reviendrait à plus que doubler les efforts actuels en matière d’investissement dans les écoles marseillaises (110 M€/an d’après le Sénat). C’est aussi près de 3 fois les investissements totaux actuels de la ville dans la sécurité (13 % du budget total hors masse salariale et charge de la dette. C’est aussi l’équivalent de la construction de 13 piscines comme celle de Bougainville.
Challenge, 40 000 écoles en 10 ans : où en est le plan de rénovation lancé par Emmanuel Macron ?
Ville de Marseille, Budget 2025 : Marseille investit pour demain
Mes Infos, Marseille : Eiffage rafle le gros œuvre de la piscine Bougainville.
Sénat, Financement du volet "écoles" du plan Marseille en grand - Sénat
La Provence, Municipales à Marseille : le plan écoles, "le plus grand mensonge et fiasco" de Benoît Payan, lâche Allisio
Bati web, "Marseille en grand" : un bilan contrasté après quatre ans
Ville de Marseille, Nouvelles écoles | Ville de Marseille