AccueilExpressions[Paroles de candidats] - David Lisnard, le libéral qui parle pour toute la France mais qui joue à domicileSÉRIE[Paroles de candidats] - Logométrie des discours de campagne 16/07/2026 [Paroles de candidats] - David Lisnard, le libéral qui parle pour toute la France mais qui joue à domicileVie démocratiquePARTAGER Bruno Cautrès Expert Associé - Sociologie politique et Institutions Découvreznotre série [Paroles de candidats] - Logométrie des discours de campagneLe 3 juillet à Saint-Raphaël, le président de Nouvelle Énergie rassemblait ses soutiens pour un premier meeting de campagne avant 2027. Le but : convaincre l'électorat de droite. Comment le candidat s'est-il différencié ? Que retenir d'un discours au style atypique, jouant la proximité, le crédo libéral et le clivage local/national ? 6e volet de notre série sur les discours de campagne des candidats à la présidentielle, par Bruno Cautrès. Un rassemblement de David Lisnard est un écosystème bien particulier, en tout cas si on le compare aux rassemblements que nous analysons depuis celui de Gabriel Attal, le 30 mai : pour le lancement de sa campagne présidentielle, le 3 juillet, le maire de Cannes avait choisi de "jouer à domicile", ou presque, à Saint Raphaël dans le département du Var, à quelques 40 kms de Cannes. Le lieu où se tient un rassemblement politique, notamment électoral, dit toujours quelque chose d’important. Nous l’avions remarqué pour le rassemblement de Jean-Luc Mélenchon à Saint Denis, citant le linguiste Dominique Maingueneau : le locuteur politique ne parle jamais depuis un lieu neutre, il choisit et construit la scène d’où il s’exprime comme une ressource rhétorique à part. Cela vaut tout autant pour le rassemblement du président de Nouvelle énergie, le mouvement fondé par David Lisnard, qui a décidé de rompre récemment avec son appartenance aux LR. Pour son premier discours de campagne, le maire de Cannes a choisi de s’exprimer dans son "écrin" méridional : le rassemblement du 3 juillet n’était pas sans rappeler les rassemblements organisés toutes les années par David Lisnard, à la fin du mois d’août sur la colline de Saint Cassien, à Cannes. L’écosystème méridional du candidat de Nouvelle énergie est une des caractéristiques majeures de son style et de son ancrage territorial.L’écosystème méridional du candidat de Nouvelle énergie est une des caractéristiques majeures de son style et de son ancrage territorial : il compte une bonne partie de ses soutiens parmi les élus locaux des Alpes-Maritimes et du Var, cette partie de la France où tant d’ambitions mais aussi de rivalités s’expriment à droite et où la compétition électorale avec le RN est si forte. Le rassemblement du 3 juillet avait bien sûr plusieurs objectifs importants pour le maire de Cannes, qui peine à percer dans les sondages : testée pour la première fois à la fin juin 2026, la candidature du maire de Cannes est créditée de 2 % d’intentions de vote dans un scénario où Nicolas Dupont-Aignan est à 2,5 %, Éric Zemmour à 4,5 %, Bruno Retailleau à 9 %, Édouard Philippe à 19 %. Parmi les sympathisants LR ou ceux de l’ensemble des partis de droite, son score est de 4 %. Il s’agissait, en premier lieu, de montrer que le maire de Cannes n’est pas seul et qu’il compte des soutiens parmi le socle de toutes les batailles à ses yeux, les maires et les élus locaux, lui qui préside l’AMF. D’autres objectifs importants étaient visés, comme toujours dans les rassemblements électoraux. Comme l’a très bien résumé l’une des meilleures spécialistes du sujet, "le meeting matérialise physiquement les différents objectifs politiques élaborés par les équipes de communication pour affirmer une certaine conception d’un "faire campagne" et exercer une action de séduction sur un environnement, en premier lieu le cercle des journalistes présents et, à travers ces derniers, une opinion publique de plus en plus défiante à l’égard des institutions politiques ". C’est dire si David Lisnard jouait gros sur cette première réunion alors que l’espace médiatique et discursif de la pré-campagne commence déjà à se resserrer sur les principaux candidats et leurs thèmes. David Lisnard jouait gros sur cette première réunion alors que l’espace médiatique et discursif de la pré-campagne commence déjà à se resserrer sur les principaux candidats et leurs thèmes. L’un des premiers défis que devait relever le maire de Cannes dans ce rassemblement était en fait simple : alors que le terrain de la compétition électorale est déjà bien occupé à droite, qu’est-ce qui différencie David Lisnard ? On peut commencer à répondre à cette question, simple mais essentielle au point de vue de l'analyse politique, en parlant du "style Lisnard", en tout cas celui qui était donné à voir dans ce rassemblement. L'incarnation, la personnalité, le style présidentiel sont des éléments fondamentaux de l'élection présidentielle et comptent beaucoup aux yeux des électeurs. C'est l'un des indices importants d’un premier discours. Un premier rassemblement est toujours révélateur : il constitue la séance inaugurale d’une campagne, il lui donne son tempo et nous dit quelque chose d'important sur la manière dont un candidat entend faire campagne et incarner la fonction présidentielle. L’investissement du candidat et de ses équipes pour ce rendez-vous si important avec les militants, les soutiens et les électeurs potentiels est considérable. C’est dire si l’enjeu était important pour David Lisnard après que cinq des plus importants candidats aient passé l’épreuve du premier rassemblement de campagne. Cette position, sixième parmi les six premiers discours de la pré-campagne, en pleine canicule du début juillet, n’était pas la plus facile pour David Lisnard. Il lui fallait donc se différencier nettement, après que deux des principaux candidats de la droite et du centre-droit aient prononcé leurs premiers discours, Bruno Retailleau et Édouard Philippe. D’une certaine manière cet objectif est atteint : de tous les discours que nous avons analysés depuis celui de Gabriel Attal le 30 mai, le discours du candidat de Nouvelle énergie est le plus atypique. La transcription en a été effectuée à partir d’un enregistrement vidéo, à l'aide d'un script Python (généré avec l'assistance de l'assistant conversationnel Claude, Anthropic), exécutant localement le modèle de reconnaissance vocale Whisper (OpenAI). Bilan : le plus long en temps (1h30) et en mots (près de 15 000 mots, dont près de 3500 mots distincts les uns des autres), le discours ne ressemble à aucun autre. Dès les premières minutes, David Lisnard adopte une parole de style très "conversationnel" : il ne lit pas un texte - même si des notes sont posées sur le pupitre - et semble souvent improviser à partir d’une trame directrice. Il s’agit bien sûr d’une impression, on se doute que la maire de Cannes a longuement préparé son discours ; mais celui-ci est construit pour donner le sentiment de fonctionner "comme une conversation ". Dans ce type de discours, le "je" et le "vous" ou le "nous" sont très fréquents (respectivement ici 103, 81 et 171 fois), les interpellations, questions, apartés, incises également. À cet égard, le discours de David Lisnard est fait de ruptures syntaxiques (régulièrement la phrase change de structure en cours d'énonciation, signe d'une parole improvisée, ou qui se veut telle, ce qu’en rhétorique on appelle anacoluthe), de beaucoup d’incises où il développe de courts commentaires sur son discours en train de se faire ("que j'aime dire ce nom, ce mot", "j'en dirai quelques mots dans quelques secondes", "savourez cette phrase"), de clins d’œil ou mots amicaux aux élus présents, d’anecdotes, de traits d’humour, de nombreuses références à son expérience personnelle ou en tant que maire. Peu de propositions précises sont faites, mise à part un chiffrage de ce que rapporterait la suppression d’agences de l’État et la réduction des dépenses publiques. Ce style conversationnel, comme si le discours se fabriquait en direct, veut créer un effet de proximité (on se parle ensemble, entre nous) et cultiver l’image d’un candidat qui n’est pas fabriqué ou façonné par la communication politique professionnelle. Tout se passe comme si le maire de Cannes cherchait à créer l’adhésion de son public, qu’il veut séduire par la cohérence entre le cadre local de son discours, la tonalité spontanée de sa parole et la dénonciation des élites politiques nationales "parisiennes". En cela, le discours ressemble moins à un discours classique de campagne électorale qu'à une conversation politique devant le cercle de ses fidèles, au style décontracté, parfois même relâché, comme lorsque le candidat se moque des campagnes d’information et de leurs recommandations pour diminuer la fréquence de nos lessives pour baisser notre consommation d'énergie et d'eau. Les phrases sont souvent courtes, saccadées, le débit de parole rapide. Cette tonalité bien à part dit quelque chose d’important sur le message : le maire de Cannes se présente comme celui qui lutte seul, ou seulement entouré d’élus locaux qui lui sont proches, depuis Cannes et les rivages du Sud, contre "l’absurde" de la machine bureaucratique de l’État qui empêche le pays de vivre, de produire ou d’innover. Il joue de son image de coureur de marathon comme métaphore de son "énergie", de sa volonté de dépassement des blocages français : la France est belle (l’expression " belle France " apparaît 7 fois), nous dit-il plusieurs fois dans son discours, elle a des atouts incroyables mais elle est empêchée, bloquée, brimée par un État trop puissant et un système politique parisien, briseurs d’énergies, des monstres hors de contrôle qui dévorent les ambitions et les " énergies " à coups de procédures, de codes, de lois et règlements. On retrouve ici l’un des fondamentaux d’un discours politique "libéral" qui place au centre la liberté individuelle et la liberté d’entreprendre. Dans la version qu’en donne David Lisnard, cette liberté est entravée par une "bureaucratie" dont l’appétit pour taxer, contrôler, empêcher, suspecter (les "cols blancs", les entrepreneurs, les innovateurs) est sans limites. Si, lors de son discours du 3 juillet, David Lisnard fait une entorse à son habitude de citer Alexis de Tocqueville, l’ensemble de son discours est largement imprégné de cette version de la pensée libérale. La manière dont pourraient s’articuler la liberté retrouvée et l’État, s’il était élu, n’est pas explicitée de manière détaillée mais l’idée directrice est celle de la "liberté" et de son corollaire la "responsabilité". Une seconde dimension joue un rôle tout aussi important dans ce discours : c’est la dimension territoriale, " centre-périphérie " ou local/national. Dans son discours, le maire de Cannes dénonce la "bureaucratie" (cité 17 fois) et bien souvent " l’État-Providence" (8) ou "État social" selon ses mots, à partir d’un levier, d’un socle territorial fondamental pour lui : Cannes, son mandat de maire, sa position de président de l’AMF (Association des Maires de France). Ce socle territorial est le second mur porteur de son discours, après le crédo libéral. Pour le maire de Cannes, si l'État est inefficace et empêtré dans ses procédures et dans sa bureaucratie, c’est parce qu’il n’agit plus avec le "bon sens" (cité 5 fois) et le "pragmatisme" de ce qui marche à l’échelle locale, de ce qui coûte moins cher et pourrait être mieux administré dans la proximité de la mairie. Il pourfend les élites nationales qui, selon lui, ne veulent le pouvoir que "pour ses attraits, ses attributs, les pimpons, l'huissier, enfin tout ce qui est insupportable d'ailleurs". Le clivage local/national ou Paris/province est, de fait, omniprésent dans le discours, comme cette longue citation l’illustre : "Depuis trop longtemps, un petit monde parisianiste qui se connaît bien, que j'ai découvert par mes fonctions à l'AMF, qui fréquente les mêmes cercles, les mêmes lieux de pouvoir, et qui a les mêmes habitudes et les mêmes réflexes, les mêmes mots, les mêmes langages, les mêmes rictus, se cooptent, de ministres déchus nommés à la Cour des Comptes, j'en parlais tout à l'heure, de parlementaires battus, promus à la tête d'entreprises nationales, de copains placés dans les hautes juridictions. Depuis trop longtemps donc, une caste confond sa survie avec celle du pays. Elle n'a jamais assumé ses échecs, pourtant nombreux. Regardez comme ils s'affolent aujourd'hui, comme ils sont prêts à toutes les alliances de circonstances, à toutes les compromissions morales et politiques, à tous les reniements, à oublier tout ce qu'ils nous disaient il y a encore quelques semaines". Ces deux piliers du discours " lisnardien " (le crédo libéral et le clivage local/national) trouvent leur creuset dans la biographie sociale et familiale du maire de Cannes,Ces deux piliers du discours " lisnardien " (le crédo libéral et le clivage local/national) trouvent leur creuset dans la biographie sociale et familiale du maire de Cannes, qu’il met particulièrement en exergue dans le discours du 3 juillet : il situe du même côté, celui du pragmatisme de ce qui marche, du bon sens du bon gestionnaire, de l’efficacité, la mairie et l’entreprise, surtout la petite entreprise et du monde du commerce dont il vient. L’opposition local/national vient en écho de l’opposition entre le pragmatisme gestionnaire et "l’absurdité" des réglementations qui martyrisent les porteurs de projet sans régler les problèmes. C’est à partir de cette double opposition que David Lisnard fonde sa motivation de l’urgence à être candidat. Le discours débute d’ailleurs par une anaphore sur l’urgence d’agir : " Oui, il n'y a pas une seconde à perdre pour porter un espoir. Il n'y a pas une seconde à perdre. Il n'y a pas une seconde à perdre pour aller gagner les élections, mes chers amis. Il n'y a pas une seconde à perdre pour œuvrer au redressement de la France. Il n'y a pas une seconde à perdre pour faire gagner la France. Parce que notre pays n'a plus une seconde à perdre pour se redresser ". Une citation est particulièrement éloquente, car elle résume bien toutes ces dimensions entrelacées dans le discours du 3 juillet, prononcé en présence de ses proches : "N'acceptez pas ce que le système nous impose. N'acceptons pas ce faux choix qu'on veut nous imposer, ce faux choix politique entre ceux qui nous flattent dans les discours et qui n'ont jamais rien fait de ce qu'ils disent. Je le dirai beaucoup ce soir. Ceux qui ont fait la preuve de leur incompétence quand ils étaient aux commandes, à qui je ne confierai jamais une boutique - ils sont tellement intelligents, tellement forts, jamais, Maman, je ne leur aurais confié une boutique, un magasin. Incapables de tenir une boutique. Incapables. Trop intelligents. C'est leur principal handicap. Et ils continuent à donner des leçons à tout le monde en permanence, à avoir un peu de dédain, y compris sur la candidature présidentielle. Quoi ? Un maire qui se présente, qui n'a pas été ministre, du Sud, en plus. En plus, il court, un peu basané, là. Suspect. Heureusement, je ne mets pas des pompes bicolores ". Ces dimensions se retrouvent bien sûr dans le nuage des mots et dans les statistiques lexicales du discours. Figure 1 : Le nuage des mots du discours de David Lisnard, Saint Raphaël le 3 juillet 2026 (les 300 mots les plus fréquents, lemmatisés)Le nuage de mots du discours de David Lisnard fait apparaître une architecture lexicale particulièrement cohérente, organisée autour de quelques pôles sémantiques dominants. Sans surprise, le mot "France" domine très largement l'ensemble du vocabulaire avec 119 occurrences, soit plus du double du deuxième mot le plus fréquent ("vouloir", 52 occurrences). Les fréquences très élevées des mots "État" (48 citations), "pays" (47), "Français" (37), "République" (16) ou encore "nation" sont des constantes classiques des discours de campagne présidentielle mais indiquent également un imaginaire politique fondé sur la nation et sur la France qu’il s’agit de "sauver" et de "redresser". Autour de ce premier ensemble gravite un second champ lexical consacré à l'action politique et à la transformation profonde du pays et du système politique que le candidat veut mettre en œuvre. La forte fréquence des verbes et notamment des verbes "vouloir" (52 citations) "gagner" (26), "prendre" (12), "rendre" (15), "retrouver" (11), "créer", "construire", "permettre" ou "protéger", traduit un discours orienté vers le volontarisme et la capacité d'agir, la fameuse "Nouvelle énergie" de David Lisnard. Le lexique des mots n'est donc pas seulement descriptif d’un état du pays que le candidat déplore : il exprime une volonté de réforme, voire de rupture. Le troisième pôle est constitué par les thèmes économiques et institutionnels. Les mots "impôt" (20), "travail" (20), "entreprise" (16), "dépense" (15), " milliard " (19), "bureaucratie" (17), "service" (16), "public" (25) ou encore "système" (12) occupent une place importante ici. Cette concentration lexicale confirme que le discours repose largement sur une critique du fonctionnement de l'État, une dénonciation de la "bureaucratie" et des prélèvements et sur la l’objectif d'une réforme profonde de l'action publique, thème récurrent chez David Lisnard. Le clivage entre efficacité/agilité locale/bon sens d’une part et bureaucratie/inefficacité/dépenses apparaît bien comme l'un des fils conducteurs du discours. Le maire de Cannes parle à plusieurs reprises du "broyeur" (6 occurrences) dans lequel il faudrait, à ses yeux, passer les codes qui entravent la liberté de créer et d’entreprendre : codes des marchés publics, des impôts… "Afuera" dit-il en empruntant le registre du président argentin Milei. La "Nouvelle énergie " n’est pas loin de se transformer en tronçonneuse pour mettre en pièces la "machine" bureaucratique, cette "machine folle", dit-il. Un quatrième ensemble lexical renvoie aux questions politiques et institutionnelles. Les fréquences élevées des mots "droit" (23), "règle" (18), "responsabilité" (17), "justice " (12), "loi" (12), "liberté" (12) ou "principe" (18) montrent que l'argumentation ne repose pas uniquement sur des considérations économiques libérales mais s'inscrit également dans un registre normatif et institutionnel. Le discours mobilise constamment des références à l'État, aux règles communes et aux responsabilités individuelles. Enfin, un dernier champ lexical concerne davantage la société et les individus. Les mots "gens" (27), "vie" (19), "enfant" (11), "équipe" (11), "ami " (15), "société" (11) ou "beau"(22) introduisent un registre plus concret et plus humain, rappelant que les réformes évoquées veulent préparer l’avenir et améliorer la vie quotidienne des citoyens. Ces mots viennent tempérer la forte présence des autres répertoires des mots du discours, plus inquiétants car ils décrivent et dénoncent un système "bureaucratique" qui empêche les initiatives, entrave la liberté et conduit le pays vers la ruine. L’analyse lexicale des fréquences de mots, bien que limitée au plan méthodologique, révèle un discours où s'articulent trois dimensions complémentaires : une forte centralité du discours sur la France comme horizon politique (le mot "Europe" est cité 5 fois mais jamais associée à une image positive), une critique des dysfonctionnements de l'État et de la " bureaucratie " et un plaidoyer pour les notions de "responsabilité", de " liberté " et de "travail". Nous avons utilisé d’autres techniques d’analyse des données textuelles, plus puissantes et notamment une classification hiérarchique des mots. Les résultats confirment très largement ce que l’analyse des fréquences du nuage de mots montre déjà, en particulier le poids des deux grands répertoires du discours de David Lisnard : la dénonciation d’un système politique fondé sur le poids excessif de la "bureaucratie" et de l’État et l’éloge du pouvoir local, municipal en particulier, lorsqu’il fonctionne avec le "bon sens" de ceux qui gèrent bien leur entreprise.ConclusionSi le 3 juillet, à Saint Raphaël, David Lisnard a produit un "grand oral" au style très différent de celui des autres candidats, il a sans doute séduit un auditoire conquis d’avance. Reste à savoir si l’essai peut être transformé à la rentrée, lorsque la compétition électorale passera en mode "haute intensité". Le maire de Cannes occupe une position à part dans cette compétition : après avoir rompu avec les LR, tout repose à présent sur son mouvement "Nouvelle énergie " et sur son ancrage local le long de la Méditerranée, des Alpes Maritimes aux Bouches du Rhône en passant par le Var, notamment. De l’énergie, le maire de Cannes n’en semble pas dépourvu, c’est assez clair. Suffisamment sans doute pour prendre toute sa part à ce match passionnant de la présidentielle 2027, un match où l’énergie compte mais où la capacité à parler à d’autres segments de l’électorat que son "fan club" compte tout autant et peut-être plus encore. Un sacré défi pour tous les candidats. Décidément, quelle belle compétition démocratique s’annonce ! De l’énergie, le maire de Cannes n’en semble pas dépourvu, c’est assez clair. Suffisamment sans doute pour prendre toute sa part à ce match passionnant de la présidentielle 2027, un match où l’énergie compte mais où la capacité à parler à d’autres segments de l’électorat que son "fan club" compte tout autant et peut-être plus encore. Copyright Sameer AL-DOUMY / AFPDavid Lisnard à Cannes, le 18 mai 2026. PARTAGERcontenus associés 02/07/2026 [Paroles de candidats] - Retailleau, le candidat qui voulait remettre le pa... Bruno Cautrès 09/07/2026 [Paroles de candidats] - Édouard Philippe, ou le discours d'un candidat qui... Bruno Cautrès