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Communiqué de presse À Paris, le 29 avril 2026




Relations UE–Taiwan et semi-conducteurs : bâtir une confiance durable
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Taiwan ne se limite plus à son rôle de leader mondial de la fabrication de semi-conducteurs, mais s’impose désormais comme un pilier des infrastructures de l’IA. En 2026, le pays produit près de 90 % des semi-conducteurs les plus avancés (moins de 7 nm). Alors que la Commission européenne s’apprête à dévoiler le Chips Act 2 le mois prochain, l’enjeu pour l’Europe est désormais d’approfondir son partenariat avec Taiwan dans ce secteur stratégique.


Dans ce contexte, la Chips Diplomacy Support Initiative (CHIPDIPLO, un projet de 18 mois piloté par l’Institut Montaigne et soutenu par la Commission européenne, publie une nouvelle note : “Relations UE–Taiwan et semi-conducteurs : bâtir une confiance durable”. Rédigée par Mathieu Duchâtel, directeur des études internationales à l’Institut Montaigne et directeur du projet CHIPDIPLO, cette note s’appuie sur 40 entretiens menés avec des acteurs européens et taiwanais du secteur, ainsi que sur les enseignements d’un dialogue UE–Taiwan organisé en marge de SEMICON Europa 2025.

Un tournant stratégique dans les relations UE–Taiwan

La note met en évidence une évolution : la relation UE–Taiwan est désormais de plus en plus structurée par les enjeux de sécurité économique et de résilience industrielle

Des acteurs européens tels que ASML, Air Liquide et Merck jouent déjà un rôle clé dans l’écosystème taiwanais, en fournissant des équipements et matériaux essentiels à la production de puces avancées. Cette intégration industrielle se renforce à travers des projets d’envergure, notamment l’usine de la European Semiconductor Manufacturing Company (ESMC) à Dresde, une coentreprise réunissant TSMC, Bosch, Infineon et NXP, ainsi que par l’augmentation des investissements taiwanais dans plusieurs pays européens.

Parallèlement, Taiwan renforce son intégration avec les États-Unis. L’usine de TSMC en Arizona illustre le déplacement des capacités de production, sous l’effet des dynamiques de marché et des politiques industrielles américaines.

Des défis structurels persistants pour l’Europe

Malgré la montée en puissance des échanges et des investissements, l’Europe est encore perçue à Taiwan comme un environnement peu attractif et complexe, du fait notamment d’une croissance atone, de coûts énergétiques élevés, de perceptions erronées dans les relations, et d’une fragmentation dans l’engagement européen avec Taiwan.

Dans ce contexte, le projet ESMC est largement perçu comme un test : son succès pourrait accélérer les partenariats technologiques et industriels, tandis qu’un échec renforcerait la priorisation taiwanaise des Etats-Unis et du Japon.

La note met également en évidence de fortes complémentarités entre les capacités européennes et taiwanaises. Alors que l’Europe accélère ses investissements dans l’intelligence artificielle et que la demande en puces avancées continue de croître, le renforcement de la coopération UE–Taiwan s’impose comme une priorité stratégique.

Neuf priorités pour renforcer la coopération UE–Taiwan dans les semi-conducteurs

Dans ce contexte, cette note formule des recommandations à destination de l’Union européenne afin de lever ces contraintes, améliorer la coordination et bâtir un partenariat fondé sur la confiance :

  1. Saisir les opportunités liées à la transformation stratégique de TSMC
  2. Repenser et amplifier la coopération en recherche
  3. Améliorer les conditions pour faciliter les investissements conjoints
  4. Renforcer l’intégration des chaînes de valeur en aval
  5. Développer la coopération sur les talents
  6. Envoyer des signaux de marché plus clairs concernant les projections de demande
  7. Coopérer sur les technologies matures via la demande
  8. Mieux coordonner l’engagement européen avec Taiwan
  9. Surmonter les ambiguïtés concernant le de-risking vis-à-vis de la Chine
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À propos de l’Institut Montaigne

Créé en 2000, l’Institut Montaigne est un espace de réflexion, de propositions concrètes, et d’expérimentations au service de l’intérêt général. Think tank de référence en France et en Europe, ses travaux sont le fruit d’une méthode d’analyse rigoureuse, critique et ouverte qui prend en compte les grands déterminants sociétaux, technologiques, environnementaux et géopolitiques aux fins d’améliorer les politiques publiques. Association à but non lucratif, l’Institut Montaigne structure son action autour de quatre piliers thématiques : la cohésion sociale, les dynamiques économiques, l’action de l’État et les coopérations internationales. Dans la collégialité et l’indépendance, l’Institut Montaigne rassemble des entreprises, des chercheurs, des fonctionnaires, des associations, des syndicats et des acteurs de la société civile aux profils variés. Ses publications s’adressent aux décideurs publics et privés, aux responsables politiques et économiques ainsi qu’aux citoyens engagés. Depuis sa création, ses financements sont exclusivement privés, aucune contribution n'excédant 2% du budget annuel de 7 M€.

Nicolas Masson
Chargé de projets communication Senior - Coopérations internationales
01 53 89 05 70
press@institutmontaigne.org

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