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Présidence française du G7 : placer la sécurité économique au premier plan |
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À quelques semaines du Sommet du G7 d’Évian (15-17 juin 2026), la présidence française entend inscrire durablement la sécurité économique à l’agenda. Dans un contexte marqué par la guerre en Iran, les tensions transatlantiques et les divergences entre partenaires sur l’approche à adopter face à la Chine, la sécurisation des chaînes d’approvisionnement s’impose comme une priorité commune pour les membres du G7. L’Institut Montaigne publie aujourd’hui une nouvelle note de Mathieu Duchâtel, Directeur des études internationales, et Joseph Dellatte, Responsable du pôle énergie-climat : “Présidence française du G7 : placer la sécurité économique au premier plan”.
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Depuis 2021, la sécurité économique s’est progressivement imposée au cœur de l’agenda du G7 autour de trois enjeux : la résilience des chaînes d’approvisionnement, la lutte contre la coercition économique et l’accès aux minéraux critiques. Cependant, la plupart des projets sont menés à l’échelle nationale ou bilatérale. L’objectif du sommet d’Évian est désormais de transformer ces initiatives encore fragmentées en une action efficace, coordonnée au niveau du G7. Cette note identifie trois priorités : - Renforcer l’intelligence économique : élaborer des cartographies conjointes des chaînes d'approvisionnement vulnérables et renforcer la coopération au niveau du G7 afin d’identifier les goulets d'étranglement et les acteurs à risque.
- Créer un marché commun G7 pour les biens stratégiques intégrant des critères de transparence, de durabilité et de sécurité, afin de mieux contrer la capacité chinoise à influer sur les prix.
- Développer des projets industriels concrets entre partenaires de confiance, en sécurisant financements et débouchés. Le projet franco-japonais Caremag sur les terres rares doit servir de modèle.
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À propos de l’Institut Montaigne Créé en 2000, l’Institut Montaigne est un espace de réflexion, de propositions concrètes, et d’expérimentations au service de l’intérêt général. Think tank de référence en France et en Europe, ses travaux sont le fruit d’une méthode d’analyse rigoureuse, critique et ouverte qui prend en compte les grands déterminants sociétaux, technologiques, environnementaux et géopolitiques aux fins d’améliorer les politiques publiques. Association à but non lucratif, l’Institut Montaigne structure son action autour de quatre piliers thématiques : la cohésion sociale, les dynamiques économiques, l’action de l’État et les coopérations internationales. Dans la collégialité et l’indépendance, l’Institut Montaigne rassemble des entreprises, des chercheurs, des fonctionnaires, des associations, des syndicats et des acteurs de la société civile aux profils variés. Ses publications s’adressent aux décideurs publics et privés, aux responsables politiques et économiques ainsi qu’aux citoyens engagés. Depuis sa création, ses financements sont exclusivement privés, aucune contribution n'excédant 2% du budget annuel de 7 M€. |
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